L’embarras du choix d’Eric Lavaine aurait pu être un film brillant.
Et pourtant il n’est même pas sorti. Il ne sortira que le 15 Mars 2017.
Mais il sera sans doute nul. Parce qu’il ne parlera pas du
vrai problème.
Il n’expliquera pas pourquoi Juliette ( Alexandra Lamy) fait
continuellement face à ce problème de choix.
Dommage.
Cela aurait pu être un film intelligent, fin, psychologique,
éducatif, révélant à pleins de femmes et à pleins d’hommes quel est leur
vrai problème derrière leur problème de choix au quotidien. Et cela pour
seulement 8 ou 10 euro. Mieux qu’une séance chez le psychologue.
Non à la place de cela, il parlera sûrement d’amours
compliqués devenant finalement simples et tout le monde sera heureux à
la fin.
Bref le public en sortira la tête vide de réelles
informations, mais au moins détendu. En sortant,certains se diront peut-être : « Bon
maintenant, moi je rentre à pied ou en métro ? »
Leur problème ne sera pas résolu mais au moins, l'audience aura
eu le sourire.
Ce n’est pas si mal, me direz-vous. Oui, mais on pourrait
quand même commencer à faire des films qui parlent de vrais problèmes de fond
et qui soient en même temps divertissants non ?
Par exemple, on aurait pu expliquer dans ce film que si
quelqu’un a un problème chronique avec les décisions, toutes les décisions qu'il prends, c’est qu’il n’aura probablement
pas été encouragé à prendre les bonnes décisions dans son enfance?
D’abord parce que ces personnes auront sans doute du mal encore
en tant qu’adultes à se réconcilier avec elles-mêmes de faire tout le temps le
mauvais choix. Pourquoi croiraient-elles faire le mauvais choix ? Parce qu’
elles n’ont pas confiance en elles.
Pourquoi ces personnes n’ont-elles pas confiance en elles ? Eh bien, parce que leur parents n’auront sans doute pas acceptés facilement qu’elles se soient trompées. Critiquant,
décourageant l’enfant au lieu de l’encourager à avoir pris déjà une décision,
ou d’avoir seulement essayé.
L’enfant aura donc enregistré dans son schéma de pensées qu’il
est impardonnable de se tromper.
Il aura peut etre appris que Choisir c'est Souffrir ou Faire Souffrir. Et il ne veut plus ni l'un, ni l'autre. Sauf que ne pas choisir, c'est souffrir aussi.
Il s'agit donc en tant qu'adulte de réapprendre que choisir c'est souffrir.
Mais aussi, l'enfant aura peut-être eu des parents qui auront voulu de lui qu’il soit parfait. Ne se
satisfaisant pas de ce qu'il a fait ou dit. L’enfant aura donc
essayé tout le temps de plaire à son parent.
De ce fait en grandissant, ces personnes auront
continué d’incorporer cette habitude de comportement dans leur environnement.
Adultes, ces personnes continuent de vouloir que chaque décision
qu’elles prennent soit parfaites, qu’elles-mêmes soient parfaites.
Alors qu’il
n’y a pas de choix parfait. De personnes parfaites. Il n’y a juste que des
choix à faire. Ces choix ne sont ni bons, ni mauvais. Ce sont juste des expériences
de vie à faire, sans jugement, ni cassage mental. Des leçons à intégrer. A apprendre.
Simplement. Apprendre que rien n'est vraiment grave.
Avant en tant qu'enfant, une mauvaise décision aura peut être été intégré comme une grave faute de jugement par le parent.
C'était peut être grave. Ou pas si grave que cela au final. Mais ca ne l'est plus. Sauf que l'enfant en nous croit encore maintenant que chaque décision prise est grave.
Souvent l’enfant se sera sur-adapté au désir des
autres, principalement de ses parents. De ce fait l’enfant n’aura pas appris à être
à l’écoute de ses propres désirs, mais seulement à l'ecoute de ses parents.
D’autres auront eu des parents qui ne leur ont
jamais appris à assumer pleinement les conséquences de leurs décisions, les
laissant croire, sans le vouloir, que l’on peut impunément changer d’avis ou ne
pas respecter ses engagements. Ils ont ainsi incité leur enfant à devenir un
perpétuel inconstant.
Si vous êtes un indécis chronique, il est presque sûr que
vous soyez une personne qui aura peur de l’échec, peur des conséquences, peur
de la perception des autres face à leurs décisions, peur de déplaire aussi, et
peur de s’engager.
Alors un conseil, commencez
une thérapie. Là commence le début de votre vraie liberté, la découverte de vos
vrais besoins et désirs.
Car en vérité, ce problème de choix est lié à votre enfance
et aux schémas que vous avez dû mettre en place pour « survivre » et « plaire »
à vos parents. Mais vous n’avez plus à leur plaire. Vous avez à vous plaire à
vous. C’est votre seul vrai engagement à vous-même.
S’écouter et se plaire à soi-même et non aux autres, est une habitude longue à ré-apprendre. Elle ne va pas de soi. C’est une habitude qui peut être aussi longue à
ré-apprendre qu’il vous aura fallu de temps en tant qu’enfant, adolescent et
adulte à l’apprendre. Mais ce n’est pas infaisable.
J’en sais quelque chose. Je le désapprends tous les jours.
En tout cas, une chose est sûre. Je n’aurais pas l’embarras
du choix de voir ou ne pas voir ce film. Je n’irais pas le voir. A moins qu'on me paye pour aller le voir. Pour me prouver que je me suis trompée sur le contenu de ce film.
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=248355.html
Ils ont même créé une page Facebook sur lequel ils ont mis des petites vidéos de blagues faites sur le tournage du film:
https://www.facebook.com/LEmbarrasDuChoix.LeFilm/
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=248355.html
Ils ont même créé une page Facebook sur lequel ils ont mis des petites vidéos de blagues faites sur le tournage du film:
https://www.facebook.com/LEmbarrasDuChoix.LeFilm/
Que se passe-t-il apres que le film soit passée aux oubliettes? on efface la page aussi?
No comments:
Post a Comment